Orignal Text(À la cour d’appel de Liège ce mardi, la Namuroise Julienne Mpemba, 48 ans, a vu sa peine être aggravée dans le dossier des enfants volés au Congo pour être adoptés en Belgique.Dans ce procès, la prévenue avait joué au chat et à la souris avec la cour, prétextant divers empêchements -maladie, stress, absence d’avocats- pour solliciter des remises et jouer la montre. Lors de la dernière audience, elle était absente et un médecin légiste avait été envoyé « à son chevet » le matin même : il avait conclu qu’elle était tout à fait en état de comparaître, et elle ne l’a pas fait. Le dossier avait été pris quand même en délibéré, sans plaidoirie de la défense mais avec les explications de la Namuroise Julienne Mpemba -l’affaire est tout de même jugée par défaut.
Poursuivie pour prise d’otages, enlèvements, trafic d’êtres humains, faux et usage de faux, escroquerie et corruption de fonctionnaires dans le cadre d’adoptions d’une douzaine d’enfants prétendument orphelins, elle a soutenu que tout s’était fait dans les règles, avec des enfants qui étaient adoptables… Le dossier, alimenté par de multiples preuves et témoignages, disait le contraire : les enfants avaient été arrachés à leur famille biologique, par la violence ou la ruse.Arrestation immédiate prononcée
Le parquet fédéral avait requis, eu égard à la gravité des faits commis et à leurs irréversibles conséquences pour ces enfants maintenant adolescents, pour leurs parents adoptifs et pour leurs parents biologiques, une peine de 15 ans d’emprisonnement. C’est presque la peine qui a été prononcée ce mardi devant la cour d’appel de Liège contre cette Namuroise d’origine congolaise, ancienne juriste au sein de la Fédération Wallonie Bruxelles : 14 ans. Au tribunal correctionnel de Namur, elle avait écopé de quatre ans de moins.
Eu égard à ses absences et au risque de fuite vers le Congo, où le dossier répressif montre qu’elle bénéficie de solides soutiens, la cour d’appel de Liège a prononcé l’arrestation immédiate de la quadragénaire, qui aurait encore été aperçue à Jambes ce lundi (elle n’était pas présente ce mardi à Liège). Elle fera sans doute opposition, mais il serait très étonnant que la cour la suive puisque désormais, une absence à son procès doit être justifiée pour que l’opposition soit recevable. Or sa pseudo-maladie a été invalidée par un légiste… Cette peine est donc, pour Julienne Mpemba, vraisemblablement définitive. Il reste le volet légal et le volet familial du dossier.
Translated Text(At the Liège Court of Appeal this Tuesday, Julienne Mpemba, 48, from Namur, saw her sentence increased in the case of children stolen from Congo to be adopted in Belgium.In this trial, the defendant played a game of cat and mouse with the court, citing various impediments—illness, stress, lack of legal representation—to request postponements and stall for time. At the last hearing, she was absent, and a forensic doctor was sent to examine her that very morning. He concluded that she was perfectly fit to appear, yet she failed to do so. The case was nevertheless taken under advisement, without a defense plea but with explanations from Julienne Mpemba of Namur—the case is, in fact, being tried in absentia.