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Blog: Mali - Adoption : Sur les traces d'enfants maliens portés disparus en France

Enquête
Adoption : Sur les traces d'enfants maliens portés disparus en France
L'Aube, 01/11/2007 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer

L’adoption internationale, jadis prônée pour donner une chance aux enfants en situation difficile, s’apparente aujourd’hui à un véritable trafic d’enfants qui ne dit pas son nom. Ainsi, plusieurs enfants maliens, « adoptés » par des couples français, sont, aujourd’hui, portés disparus, quelque part dans l’hexagone.

La Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération internationale en matière d’adoption internationale, est une convention à laquelle 74 pays ont adhéré sans la ratifier. Et parmi le petit nombre de pays l’ayant ratifiée, figure le Mali, où la convention est entrée en vigueur le 1er janvier 2007. Mais, il faut savoir qu’avant même d’adhérer à ladite convention, les autorités de notre pays autorisaient déjà la pratique de l’adoption internationale, notamment en partenariat avec des structures spécialisées en la matière, nonobstant l’absence d’une législation mieux adaptée au contexte international.

En 2005, 82 enfants maliens ont quitté leur terre natale sous le couvert de l’adoption internationale.

En 2006, 109 autres ont subi le même sort. Depuis 1990, les couples européens, désireux d’adopter des enfants maliens se bousculent aux portes des ONG et autres structures spécialisées dans les procédures d’adoption.

La direction nationale de l’enfant et de la famille qui pilote les dossiers d’adoption internationale, cerne-t-elle bien tous les contours du phénomène ? Difficile de savoir. En tous les cas, il y a de plus en plus de protestations chez certaines mères dont les enfants ont été adoptés de façon apparemment normale. C’est le cas de Mme S. K, domiciliée au quartier Badialan III, qui remue ciel et terre pour récupérer son garçon, parti en France depuis 1994, avec un couple français « adoptant ». Selon la dame S.K, son mari serait à la base du départ de son fils.

Une autre mère malienne, est inconsolable : une ONG, installée à l’Hippodrome, lui aurait pris son enfant de 2 ans, en 2002, en promettant de l’envoyer en vacances à Bamako, chaque année. Mais depuis, cette pauvre mère n’a plus revu son enfant.

Abdoulaye Kéïta, père de nombreux enfants, pleure lui aussi : trois de ses enfants partis en France dans le cadre de l’adoption internationale ne sont plus jamais revenus. Pire, ils sont portés disparus en France. Joint par téléphone, Me Coulibaly Avocat à Paris qui suit cette affaire nous apprend que le dossier suit son cours.

En plus des trois enfants Kéïta, quatre autres sont également portés disparus. Au total, sept enfants maliens sont portés disparus en France. En ce moment, Maître Coulbaly cherche à clarifier ces disparitions.

L’ONG « Rayon de Soleil » qui était présente à Bamako en 2001, est fortement soupçonnée dans le cas des Frères Kéïta. Le document administratif délivré par les autorités maliennes pour l’adoption (05 décembre 1990) et le numéro de Visa de sortie n° 189908593, délivré par le consulat de France à Bamako en faveur des enfants, font mention de « Rayon de Soleil », installée 8 bis, Rue Martel 75010 ( Paris ). Et le cerveau de l’opération serait une certaine Mme BOUDAULT.

Alpha Kaba Diakité
L'Aube, est seul responsable du contenu de cet article
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Vos commentaires
Posté par jakinto, le 01 Nov 2007 03:15:46 GMT
Gardons notre dignité,car ceux qui adoptent et partent avec les enfants
ne valent pas mieux que nous.L'enfant est un don du ciel ,si ces gens là
cherchent par tous les moyens à adopter des enfants africains c'est
parcequ' avoir un enfant est une fièrté et doit le rester.l'argent ne
peut pas remplacer un enfant.
Répondre à < jakinto >
Posté par Diediecha, le 01 Nov 2007 02:41:34 GMT
OH nos parents si c est une fierite pour vous que vos enfants aillent en
france pour l adaption international a cause de l argent facile au dos
de vos enfants cela est une honte .Je mexcuse du terme cest a vous et
vous seul de recolter les consequences.Allez y voir les enfants blancs
francais s il son bien eduques.N accusez personne
Répondre à < Diediecha >
Posté par diplo, le 01 Nov 2007 02:10:52 GMT
Je dis pas pour les orphelins mais pour les parents qui ont accepte de
donner leurs enfants, c'est juste de la cupidite et ils payent les pots
casses!
Répondre à < diplo >

Mme Boudault nous écrit a propos de l'adoption d'enfants maliens : S’il y a un coupable, c’est bien Rayon de Soleil France *

Suite à nos articles sur la vague d’adoptions d’enfants maliens en France, initiée par l’Ong française « Rayon de soleil », Madame Boudault Danielle, Représentante de la filiale de cette ONG à Bamako de 1988 – 1991, a adressé à notre Rédaction, depuis Limours (France), un droit de réponse que nous publions en intégralité.

Je suis affectée à Bamako au Mali le 01/09/1987, détachée par l’administration des Finances auprès du Ministère de la Coopération et chargée d’enseignement à l’Ecole Nationale d’Administration de Bamako.

 Mon salaire d’Assistante technique me permettait à mon modeste échelon, de réagir aux situations douloureuses que je pouvais rencontrer. La maison était ouverte, ceux qui le souhaitaient pouvaient y trouver un peu d’aide, d’écoute, et d’espoir.

Au bout de quelques mois, je suis devenue correspondante de l’Association Rayon de Soleil France de l’Enfant Etranger, ?uvre d’adoption. Il m’a été demandé de produire différents documents (état civil, moralité, santé, parcours professionnel) qui ont été adressés aux autorités françaises et maliennes par les soins de cette Association. Bien sûr, le Consulat et l’Ambassade de France étaient informés.

Cette ?uvre reçoit l’habilitation pour faire des adoptions au Mali.

Mali - Sur les traces des enfants maliens disparus en France

Sur les traces des enfants maliens disparus en France


Une mère en détresse réclame ses jumeaux - Après notre article intitulé « Sur les traces des enfants maliens en France », l’Aube poursuit ses investigations sur les enfants supposés portés disparus en Hexagone. Cette fois, nous ferons des révélations sur le cas de deux jumeaux -Lassana et Awa- qui selon leur maman Madame Guindo Goundo Keïta, n’ont pas donné signe de vie, depuis plus de douze ans.

Partis en France à l’âge de cinq ans, Lassana et Awa étaient pourtant heureux et pleins de vie jusqu’au jour où leur maman a rencontré l’ONG française « Rayon de soleil », par l’entremise d’une de ses camarades. Dans la première partie de notre enquête, (voir l’AUBE n° 13 du jeudi 1er novembre 2007) nous évoquions le cas des cinq Frères Keïta de la famille de Abdoul Wahab Keïta (décédé), où Mme Boudault Danielle, représentante de « Rayon soleil » au moment des faits, était désignée comme principale accusée. Accusation au demeurant fondée sur les témoignages émanant des familles concernées par des cas de disparition portés à notre connaissance.

Madame Guindo Goundo Keïta, désigne elle aussi, la même dame Madame Boudault Danielle, comme responsable du départ en France, de ses deux enfants. Même si elle reconnaît avoir donné son accord pour cela. Mais quand Mme Guindo relate la façon dont ses enfants sont partis en France, c’est avec des larmes. « Le jour où mes enfants ont été pris à notre domicile au Badialan, je n’étais pas présente. J’étais allée faire des courses en ville. Et, c’est à mon retour que j’ai su qu’ils ont été emmenés au siège de « Rayon soleil » sis à l’Hippodrome par Bourama Diakité, chauffeur de Mme B. Danielle.  Aussitôt, j’ai sauté dans un véhicule pour aller voir mes enfants.

Mais avant d’aller au siège, l’on m’avait appris que le chauffeur était venu prendre les enfants et qu’il aurait demandé de se faire remettre les extraits de naissance des jumeaux. Et cela avait été fait. Mais lorsque je suis arrivée au siège de « Rayon soleil », j’ai proposé à Madame Boudault de me remettre les originaux des deux extraits de naissance de mes enfants contre les copies certifiées que j’avais pris soin d’apporter avec moi. Ensuite, poursuit mme Guindo G. Keïta, la responsable de « Rayon soleil » ne m’avait donné aucun document avant d’envoyer mes enfants en France. Toutefois, je recevais des photos de mes deux enfants pendant les premières années qui ont suivi leur départ. Et, c’est Bourama Diakité, le chauffeur de Mme Boudault, resté à Bamako après le retour définitif de sa patronne, qui me portait les courriers à la maison et les photos aussi. »

De l’avis de Mme Guindo, ses courriers venaient toujours sans aucune mention concernant la ou les adresses de mes enfants ni celles des familles les ayant adoptés. D’autres mères en dehors de la dame Goundo Keïta, seraient également dans un état de détresse morale et affective assez profond. Stress causé par le fait qu’elles voient s’amenuiser chaque instant l’espoir de revoir un jour leurs enfants. Parmi ces mères désespérées, figurent Madame Salimata (Koulouba), l’épouse du défunt Abdel Wahab Keita, à Babiagougou, Mme Rokia (Niamakoro) et bien d’autres encore, selon nos sources.

Sous la pression des mères à la recherche de leurs enfants amenés en hexagone par l’Ong « Rayon Soleil », Bourama Diakité se sent excédé. « …Je ne m’explique pas du tout l’acharnement de toutes ces femmes sur moi. Au « Rayon Soleil », ma fonction se limite à conduire ma patronne et amener sa fille à l’école française de Bamako. Quant aux enfants qui étaient en placement au « Rayon Soleil » je transportais à l’hôpital ceux dont l’état exigeait des soins. Mais j’amenais toujours ceux-là sur l’ordre de Madame Baudault, la patronne qui m’a recruté. Les enfants programmés pour l’adoption en France, subissaient des visites et analyses médicales auprès des centres hospitaliers comme le Point G, Gabriel Touré et l’INRSP, avant leur départ. Ces courses, oui je les faisais. Ensuite je conduisais souvent Mme Baudault vers les tribunaux notamment le tribunal de la commune II et celui de la commune I en vue de faire des documents de justice pour les enfants à adopter en France. Mon rôle à l’Ong « Rayon Soleil » se limitait exclusivement en cela. Rien d’autre ».

Si c’est à cause du fait que les courriers me sont adressés pour que je les ventile ensuite au niveau des familles d’origine des enfants que « Rayon Soleil » a fait adopter en France, alors ces femmes se trompent d’ennemi. Ce n’est pas à moi qu’elles doivent s’en prendre mais plutôt à l’Ong « Rayon Soleil ».

Tractations ambiguës entre parents biologiques et « Rayon Soleil »

Toutes les mères que nous avons contactées dans le cadre de notre enquête sur les enfants adoptés en France par le truchement de « Rayon Soleil » et qui ne donnent plus signe de vie à leurs familles d’origine au Mali, n’ont qu’un mot à la bouche ; ils (les responsables de Rayon Soleil) ont emmené mon enfant en France sans me laisser aucun document d’adoption et ni une adresse de la famille adoptante. Ces mères jurent, la main sur le cœur, qu’elles n’ont pas perçu une once de la part de l’Ong Rayon Soleil. Et lorsqu’on leur pose la question si elles savent faire la différence entre les deux types d’adoption à savoir l’adoption protection et l’adoption filiation, c’est sans détour qu’elles répondent non ! Rien d’étonnant quand on connaît le taux d’analphabète très élevé des femmes au Mali.

Cette situation suscite deux questions : premièrement est-ce que l’ONG « Rayon soleil avait-elle pris la précaution de faire à l’intention des familles d’origine des enfants qu’elle a fait adopter en France, une lecture pédagogique des textes législatifs en matière d’adoption internationale au Mali ? Les autorités administratives  ont-elles été suffisamment vigilantes pour éviter aux nombreuses mères victimes aux cœurs déchirés, d’être flouées par l’ONG « Rayon Soleil ?

Des mères flouées par « Rayon soleil »

A en croire Mme Guindo Goundo Keïta, elle n’aurait pas été associée aux formalités administratives qui ont abouti à l’adoption de ses jumeaux en France. Et d’autres mères seraient, selon Mme Guindo, dans la même situation.

En effet, quatre autres mères contactées dans le cadre de notre enquête, nous ont déclaré fermement ne pas disposer d’aucun document relatif à l’adoption en France de leurs enfants. Non plus, elles n’auraient pas eu aucun contact avec un juge malien.

Ces déclarations sont d’autant plus étonnantes qu’elles tranchent avec celles faites par l’ex-chauffeur de Mme Boudault Danielle, pointée du doigt par plusieurs mères comme étant la seule responsable de leur détresse morale. Bourama Diakité, l’ex-chauffeur à « Rayon soleil », nous a révélé en effet que les documents d’adoption faits par sa patronne se faisaient généralement au niveau de deux tribunaux ; à savoir le tribunal de la commune I et celui de la commune II. Jointe au téléphone par notre Rédaction Maître S.M, en service au tribunal de la commune II à l’époque des faits (1990-1991), nous a donné des éclaircissements sur les textes juridiques qui étaient en vigueur sur l’adoption du Mali. Et selon Maître S.M, ces textes ne prévoyaient pas l’adoption –filiation. Seule l’adoption-protection était possible. Et cette forme d’adoption ne faisait nullement obligation aux parents biologiques de se présenter au Tribunal.

Le Mali et d’autres pays, face aux dérives constatées ici et là, en matière d’adoption internationale, ont dû se doter d’un instrument juridique mieux adapté et garantissant au mieux les intérêts de l’enfant adopté et en fixant plus d’obligation pour l’adoptant envers l’enfant. De l’avis de Maître S.M, l’adoptant venait seul par devant le juge, muni d’une simple autorisation signée par les parents et légalisée par une mairie. Il ne s’agissait donc pas d’une procédure compliquée contrairement aux textes en vigueur actuellement au Mali sur l’adoption. A la lumière de ces précisions, l’on comprend tant de facilité qu’avait eu « Rayon soleil » pour faire adopter autant d’enfants maliens sous le régime adoption-protection. Mais pourquoi alors certaines mères sont-elle restées plusieurs années, sans avoir des nouvelles de leurs enfants adoptés en France par le truchement de Madame Boudault Danielle, au nom de « Rayon soleil » ?

Pour quelles raisons Madame Boudault ne révèle-t-elle pas les adresses des familles adoptantes des enfants maliens surtout quand on sait que ces enfants n’avaient pas fait l’objet d’adoption –filiation (qui annule chez les parents biologiques tout droit de paternité sur l’enfant adopté) ? Madame Guindo Goundo Keïta exige que Mme B. Danielle lui révèle l’adresse de la famille auprès de laquelle elle a fait adopter Lassana et Awa qui ont fêté le 28 octobre 2007, leur 22è anniversaire. Les jumeaux Lassana et Awa sont-ils séparés, communiquent-ils ? Autant de questions que se pose la mère des jumeaux depuis bien longtemps.

Madame Boudault Danielle ou à défaut, la Direction de « Rayon soleil » au 8 bis, Rue Martel (Paris 10è arrondissement) pourra-t-elle soulager le cœur meurtri de Goundo Keïta en lui donnant enfin des nouvelles de ses enfants ?

Alpha K. Diakité, L'Aube du 5 novembre 2007

De Ségou à Paris, les jumelles Cissé ont-elles été vendues ?

Un ex-agent de l’Office du Niger Ségou est à la recherche de ses jumelles. Celles-ci ont été adoptées en France depuis 1990. Mais voici 12 ans que Mr Cissé est sans trace de sa progéniture. Récit d’un mélodrame sous le couvert de la solidarité qui a cependant tout l’air d’un trafic d’enfant.

Nous sommes en 1990. Précisément le 17 Mars. Dans la famille Cissé, naît ce jour là, deux jumelles que les parents ont vite fait de baptiser une semaine après Hawa et Adama. Le père, Alassane Cissé est le principal graisseur de la station de pompage de l’Office du Niger. La mère est ménagère. Moins d’un mois après son accouchement, le sort en décidera autrement pour cette dernière. Balkissa Traoré décède le 9 avril 1990.

Déjà, avec 4 autres orphelins dans les bras sans compter les jumelles et se trouvant dans une fonction précaire, Alassane Cissé sera à l’écoute des compassions et des âmes charitables. « Le jour de l’enterrement de ma femme, un militaire en retraite du nom de Alou Traoré m’a proposé de voir le service de l’action sociale afin de prendre les jumelles en charge. Comme je ne savais ni lire, ni écrire j’ai juste informé le lendemain Oumar Tounkara un syndicaliste de l’Office du Niger qui a contacté à son tour le SG Ntji Coulibaly et Oumou Koné du Service Administratif de l’Office du Niger.

Puis on m’a dit que le Directeur Général, à l’époque Moussa Léo Sidibé, a fait un papier dans ce sens pour la Direction Régionale de la Santé. Ce que je sais après tout cela, c’est qu’au deuxième jour, on m’a appelé à travers Haby Doucouré au Centre de Santé Famory Doumbia pour me signifier qu’une toubab va s’occuper désormais des enfants. Moi je ne l’ai jamais vue mais j’ai donné mon accord vu tout l’entourage qui se battait pour moi dans mes difficultés…. », nous raconte Alassane Cissé, un compressé de l’Office du Niger depuis 1994 habitant aujourd’hui le quartier Darsalam. En réalité, cette Toubab dont elle parle se trouve être Danielle Boudault dont le nom nous été donné par une responsable féminine de Bamako versée dans les histoires d’adoption d’enfants mais qui nous a informé également que cette dernière ne vit plus au Mali se trouvant aujourd’hui précisément à Limours en France. C’était une assistante technique au Mali par le biais de la Coopération Internationale et qui donnait des cours à l’ENA de Bamako avant de se trouver peu de temps après, Correspondante d’une ONG française qui s’occupe de l’adoption des enfants.

Cette ONG s’appelle Rayon de Soleil de l’Enfant Etranger. Tout allait bien au départ puisque la famille Cissé recevait des photos des enfants, mais juste des photos des enfants, jusqu’en 1997 où démarra le silence radio. Ni Danielle, ni la responsable du secteur Afrique de cette ONG, en l’occurrence Nael Yelaine dont nous avions trouvé le nom et l’adresse sur un coupon de papier encore moins les services de l’action sociale de Ségou n’étaient en mesure de dire où se trouvaient les jumelles et que sont-elles devenues. Ce que nous, nous savons, grâce aux photos envoyées depuis la France c’est qu’entre 1990 et 1997 les jumelles Hawa et Adama ont connu deux familles d’adoption.

Fear over Mali's missing children

By Martin Vogl

Adama Coulibaly has got his daughter back now, but he is still determined to find out what happened to her and how she went missing from the streets of Mali's capital, Bamako.

According to Mr Coulibaly, his four-year-old daughter Adjaratou was abducted from in front of his house in September last year.

Four months later, in January this year, Adjaratou was spotted by a friend. She was with a German couple in central Bamako.

The Germans had legally adopted Adjaratou and were due to fly with her to Germany in a couple of days.

Cuts in foreign adoptions causing anxiety in USA

Cuts in foreign adoptions causing anxiety in USA
Updated 5h 52m ago | Comments9 | Recommend1 E-mail | Save | Print | Reprints & Permissions | Subscribe to stories like this
Kristina Frick of Tampa reacts emotionally while talking about the wait for a visa to bring home a Vietnamese baby. Vietnam approved the boy's adoption in November.
By Jim Stem for USA TODAY
Kristina Frick of Tampa reacts emotionally while talking about the wait for a visa to bring home a Vietnamese baby. Vietnam approved the boy's adoption in November.
 ADOPTION AND FOSTER CARE
More on adoptions 
Jodi Markoff vividly recalls the day she met 5-year-old Phan in a rural Vietnamese orphanage last April. The girl looked terrified.

Markoff gave her a book she had made about her family in Manhattan. After daily visits for a week, Phan was laughing.

"I promised her I would be back," Markoff says. Although she and her husband, Scott, got approval from the Vietnamese government to adopt Phan one month before her visit, the U.S. government hasn't issued the necessary visa to bring Phan to New York.

Phan is still waiting.

Not so long ago, the Markoffs' adoption of Phan might not have been as complicated. But today, international adoptions are increasingly complex for Americans, a trend that is reducing the number of foreign children entering the United States and leading more prospective parents to look into adopting from U.S. foster care.

The face of adoption is being changed by a combination of factors, including more aggressive efforts worldwide to stop illegal child trafficking. As part of those efforts, the U.S. government is more closely scrutinizing requests for U.S. visas for foreign children.

At the same time, several nations that have sent many orphans to the USA — namely China, Russia and South Korea — have begun encouraging more domestic adoptions, and limiting foreign ones, as their economies improve.

As a result, a historic shift in foreign adoptions is underway.

Last year, China, Russia, South Korea and Guatemala — the big four in providing candidates for adoption here — accounted for 70% of the 19,292 children who entered the USA for adoption. Three years ago, those nations accounted for 79% of the 22,728 kids who came here for adoption.

Meanwhile, two African nations, Ethiopia and Liberia, are emerging as popular countries to adopt from, although the number of children they send here remains relatively small.

"This is very much a time of transition," says Michele Bond, deputy assistant secretary for Overseas Citizen Services at the State Department, which issues visas for children entering the USA.

The Hague Adoption Convention, which the U.S. began implementing in April, requires the 75 participating countries to take specific steps to ensure that kids have not been sold or stolen, and that adoptive parents are suitable. It urges countries to try to find domestic homes for its children before looking abroad.

Most child-welfare advocates welcome the initiative.

"It adds a full layer of protection to children, adoptive parents and birth parents," says Tom DiFilipo, president of the Joint Council on International Children's Services, an adoption advocacy group.

However, Diane Kunz, executive director of the Center for Adoption Policy, a research group, says the State Department sometimes is too quick to reject adoptions from nations not meeting the Hague guidelines. She cites Guatemala and Vietnam, which have been among the top 10 foreign sources for international adoptions in the USA.

The State Department, noting rising concerns about baby trafficking, has warned Americans against adopting from those countries. In response, Vietnam and Guatemala have stopped taking applications from Americans.

Kunz says the Hague treaty's strict standards, along with other countries' promotion of domestic adoptions, will cause a continuing decline in international adoptions by Americans, which boomed in the 1990s.

For thousands of U.S. children in foster care, the shift away from foreign adoptions could be a positive development, says Kathy Ledesma, acting project director of AdoptUSKids, a federally funded program that promotes adoptions of foster children.

About 129,000 of the estimated 510,000 children in foster care across the USA were eligible for adoption in 2006, according to the most recent federal data. About 50,000 were adopted that year, compared with 20,679 foreigners adopted by Americans. Children are placed in foster care because of neglect or abuse. The average age is 8; one-third are 3 or younger.

"Increasing numbers (of people interested in adoption) will turn to foster care," Ledesma says. Her program is receiving more calls from people wanting to become foster parents, often the first step toward adopting children in foster care.

However, for the Markoffs and others who have focused on adopting a foreign child, the tightening rules on international adoptions are frustrating.

Jodi and Scott Markoff have two biological sons, ages 7 and 10, but wanted a third child — a daughter. They send Phan packages of clothes and hair clips. They phone every week, often prompting Phan to ask through an interpreter: "Can you come as soon as possible?"

Jodi says Vietnamese families were given first priority to adopt Phan. Because none stepped forward, she doubts Phan would be adopted domestically. Jodi fears Phan is "losing her childhood" in the orphanage.

"This," Jodi says, "is an older child who understands time."

Boy 'does not deserve this'

Kristina Frick also is marking time. She and her husband, Maj. John Frick, a Special Forces officer who has served in Iraq, are waiting for a visa to adopt a Vietnamese baby they call Joshua.

"His room is done. We have everything — diapers, clothes," says Frick, a stay-at-home mom in Tampa. The Fricks have one child, a girl adopted three years ago from U.S. foster care.

Frick says Vietnam approved Joshua's adoption in November, when he was 2 months old, and as soon as she saw his photo, she fell in love with him.

"Children are born in your heart," she says. "It was as if I gave birth to him."

She worries about the crucial early months she's missing as he remains in an orphanage. "This little boy does not deserve this sentence," she says.

Rah Bickley says her 17-month-old son, Sam, who came to the USA in April, has developmental delays that she blames on the four extra months he spent in a Vietnamese facility while U.S. officials investigated.

She says she and her husband, John O'Brien, became dismayed by the U.S. inquiry.

"There was never proof" of irregularities, she says. "We felt betrayed by our own government."

In a stinging report in April, the State Department said Vietnam's adoption system was rife with corruption, baby-stealing and baby-buying.

The report "does not truly reflect the situation in Vietnam," says Cuong Nguyen, spokesman for Vietnam's embassy in Washington. He says Vietnam opposes baby-stealing and has taken steps to stop it, including the arrests of suspected traffickers.

Vietnam has made "significant progress," says DiFilipo, who has met with Vietnamese officials and toured the country to check on its work.

Vietnam has not agreed to the Hague treaty, so adoptions from there are governed by an agreement between it and the USA that expires Sept. 1. Vietnam stopped taking adoption applications from Americans on July 1.

The tougher rules surrounding international adoptions stem from "the world paying attention … in a way it hadn't before," says Adam Pertman, executive director of the Evan B. Donaldson Adoption Institute, a research group. Besides boosting adoptions from the U.S. foster care system, Pertman says the changes in international adoptions are likely to:

• Promote the adoptions of disabled children. Parents faced with long waits for healthy infants are more willing to consider older kids, such as Phan, or those with disabilities, Kunz says.

• Encourage adoptions from Africa. Adoption agencies report that U.S. families increasingly are asking about adopting children from Africa. Nancylyn Bigonesse, spokeswoman for the Gladney Center for Adoption in Texas, links that interest to changing racial attitudes in the USA and the celebrity effect of Angelina Jolie, who adopted a girl from Ethiopia, and Madonna, who adopted a boy from Malawi.

Bigonesse also notes that many churches are telling parishioners about the needs of orphans in Ethiopia and elsewhere in Africa.

David Pilgrim, vice president for adoption services at the Children's Home Society & Family Services, says families looking to adopt shouldn't lose hope, because millions of children worldwide need homes. "If you hang in there, you will be able to adopt," he says. "It may take longer, so give yourself more time."

'It was absolutely crushing'

Some families, fed up with waits and visa denials, are hiring attorneys. The Markoffs have turned to Lynda Zengerle, a partner at Steptoe & Johnson, a prominent law firm in Washington, D.C. She has helped several families get U.S. visas for Vietnamese children.

On June 16, the day the painters came to paint Phan's bedroom "misty lilac," the Markoffs got a letter from the U.S. government saying it intended to deny the adoption. It questioned whether Phan's father knew he was giving her up permanently.

"It was absolutely crushing," says Jodi Markoff, her voice cracking.

Zengerle arranged for a Vietnamese investigator to re-interview Phan's father. She says the interview makes clear the father understands his daughter could be adopted abroad. Zengerle says he left her at the orphanage in October after Phan's mother died and has not returned to visit.

U.S. Citizenship and Immigration Services, which works with the State Department investigating prospective adoptions, cannot comment on a specific case because of privacy concerns, spokesman Bill Wright says.

"We're not insensitive to children and don't want to condemn them to orphanages," says the State Department's Bond.

At the same time, she says her office also doesn't want kids bought or stolen from their parents.

The Markoffs never expected their adoption to be denied, partly because Phan is older than most adoption candidates. The Markoffs have ordered furniture, bought clothes and checked out summer camps and kindergartens for Phan.

"She's part of our family," says Scott Markoff. He says their sons were nervous at first about Phan's adoption, then got excited — and now are confused.

He says Tyler, 10, told them: "I don't understand why it has to be so complicated. All we want to do is give someone a home."

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2009 Adoption Policy Conference

2009 Adoption Policy Conference

International Adoption, the United States and the Reality of the Hague System

presented by The Center for Adoption Policy,
The Child Advocacy Program of Harvard Law School, and
The Justice Action Center at New York Law School

Friday, March 6, 2009
New York Law School
Wellington Conference Center

This conference will address all aspects of international adoption to and from the United States, one year after the Hague Convention on Intercountry Adoption became effective in the United States.

SCHEDULE OF EVENTS

9:30 a.m. - 9:40 a.m.
Welcome
Diane B. Kunz, Executive Director, Center for Adoption Policy
Elizabeth Bartholet, Professor, Harvard Law School;  Director, Child Advocacy Program, Harvard Law School

Subject: International Adoption Under Attack

From: ACT for Adoption <act@adoptionpolicy.org>
Date: October 27, 2010 1:38:02 PM EDT
Subject: International Adoption Under Attack

Having trouble viewing this email? Click here

ACT for Adoption logo

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
  International Adoption Under Attack
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International Adoption continues to be under attack, with disastrous results for children.  The numbers of such adoptions are dramatically down in recent years, dropping by more than half since the peak in 2004.The following chart illustrates:

 

ICA chart

  

In addition children lucky enough to be adopted are being held in institutions for longer periods prior to adoption, putting them at higher risk for lifelong damage.

 

We urge all ACT for Adoption members to consider taking action as indicated below:

 

(1) Sign the online Petition circulated by the new Both Ends Burning Campaign. This is a grassroots, multimedia campaign to promote reformed methods of regulating international adoption that would enable it to better serve the needs of unparented children. It is producing a film, Wrongfully Detained, which will demonstrate the depth of the damage done by the current international adoption crisis. It has also launched a petition campaign on its web site, with the goal of taking a million-and-one signatures to the UN to demand change. They need your help! To check out this organization, view their Petition, and sign on, go to their web site Both Ends Burning .If you agree with the goals of this Campaign, you can both sign the petition and urge others to do the same by forwarding this email.

 

(2) The United States recently announced that the U.S. will not participate in the new Guatemalan Adoption Pilot Program. Previously the U.S. had participated, along with UNICEF and others, in closing down Guatemala's adoption program, so that new adoptions from Guatemala stopped on Dec. 31, 2007.  Thousands of adoptions in process at the time have been delayed over the last 3 years, and still hundreds are being obstructed. Little has been done to provide decent alternative care for those children who are not being adopted.  Nothing that either the Department of State or USCIS has done so far has been effective in moving this logjam. Governments like the U.S., which insisted that Guatemala endorse the Hague Treaty, have an obligation to do the maximum possible to help develop acceptable and child centric international adoption systems.  You can help by  emailing your concern, and your demand for action to help children in need of adoptive homes, to:

 

- Department of State : ASKCI@state.gov

 - UNICEF Director Tony Lake:  alake@unicef.org

 

For questions about the Guatemala situation, contact: 

Hannah Wallace, Focus on Adoption, which has been active in trying to keep international adoption open in Guatemala: hwall334@aol.com

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