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Notice: Malian Law Restricts Intercountry Adoptions

In December 2011, the Malian National Assembly passed a new Code of Person and the Family. The Code includes a provision that only Malian citizens will be able to complete intercountry or domestic adoptions from Mali. In the case of couples planning to adopt, both members of the couple must be Malian citizens. Note: We understand that the law may allow Malian citizens who are also dual U.S. citizens to adopt.

The Department of State will provide updated information on adoption.state.gov as it becomes available. If you have any questions about this notice, please contact the Office of Children’s Issues at 1-888-407-4747 within the United States, or 202-501-4444 from outside the United States. Email inquiries may be directed to AdoptionUSCA@state.gov.

Mali: French Families Press Mali to Scrap Ban On Foreign Adoption

Mali: French Families Press Mali to Scrap Ban On Foreign Adoption

BY SARAH ELZAS IN PARIS, 10 APRIL 2013

As French troops fight armed Islamists in northern Mali, a group of French families is to lobby for a change in the African country's adoption law, amended in 2012, so that only Malian families could adopt Malian children.

When the law changed about 80 French families, who had been approved by both countries to adopt, were told their applications were no longer valid.

Some of them now wonderif the French military intervention to push out Islamists from the north of Mali, could help their cause.

Mali: bloccate le adozioni internazionali

Mali: bloccate le adozioni internazionali

Un’importante notizia, che ci arriva dal Mali in merito alle adozioni internazionali, rappresenta un duro colpo alla drammatica condizione dell’infanzia abbandonata.

L’Autorità preposta alle adozioni in Mali “Direction Nationale de l’Enfant et de la Famille Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille”, ha comunicato, in data 25 Ottobre, l’entrata in vigore della legge n ° 2011-087, promulgata il 30 dicembre 2011.

Enfants maliens adoptés en France : Nous avons retrouvé les jumeaux Guindo

Il a donc fallu au mois de Mai 2009 qu’on se mette sur les traces des jumelles Cissé du quartier de Darsalam (Ségou), adoptées en France dès les premières semaines de leur naissance, mais jamais retrouvées, pour que nous nous rendions à l’évidence.

Des esprits malins avaient profité du début des années 1990 pour s’adonner, sous le couvert de l’humanitaire à un véritable trafic d’enfant maquillé sous la forme d’adoption d’enfant alors que l’Etat malien n’avait pas encore légiféré sur le phénomène. Plus de 200 enfants sont dans le cas, coupés de leurs parents biologiques au motif que les parents adoptifs détiennent des actes qui stipulent que les parents biologiques n’ont aucun droit parental sur leurs progénitures. La preuve, notre rédaction est assaillie par des parents de Bamako et de Ségou qui n’ont pour seul indice, afin de retrouver leurs enfants, qu’une seule photo envoyée un ou deux ans après l’adoption.

C’est dans cette logique que nous avions pu, l’an dernier, faire découvrir au vieux Bakary Ba, éleveur à Semebougou (Ségou) sa fille Oumou, aujourd’hui baptisée Caroline dans l’Yvelines en France. Nous avions eu le dossier des jumeaux Guindo (Lassana et Hawa) depuis la fin de l’année 2009. Les recherches ont été longues mais la joie est aujourd’hui immense du côté du Badialan III à Bamako où plus de 20 ans après, nous avons pu retrouver ces maliens qui s’appellent désormais Josselin et Marjorie.

Ces jumeaux Guindo sont les derniers nés de Boukary, un ancien combattant et de Goundo Keita une ménagère. Avec deux frères et deux sœurs, les jumeaux ont été proposés en 1990 à l’adoption sur l’insistance de la correspondante de « l’ONG Rayon de Soleil » à Bamako, Danielle Boudault. Quatre ans après, ni cette dernière, se cachant quelque part en France, ni l’ONG muette comme une carpe encore moins les parents adoptifs (la famille Charriat) n’ont daigné poursuivre le contact avec les parents biologiques.

Et depuis (1994), les Guindo sont à la recherche de leurs jumeaux mais sans trace. Le père, lui mourra en 2006 sans jamais retrouver Lassana et Hawa. Nous les avons donc retrouvés. Ils n’ont jamais cru qu’une famille existe pour eux car cette étape de leur vie ne leur a jamais été expliquée. Ils se rappellent quand même de leur prénom de baptême au Mali, même s’ils écorchent le nom de famille (Gaindo prononcent-ils). Mais ce qui convainc le plus qu’ils n’en savent rien sur leur pays d’origine c’est lorsque nous leur avons demandé de nous dire l’actuel Président du Mali, après trois minutes d’hésitation : « Bon, je ne retrouve pas son nom mais j’ai vu sa photo un jour avec le gars d’Airness » bafoue Lassana alias Josselin Charriat qui est de profession paysagiste.

Séminaire sur l’Adoption Internationale Mali

La Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille (DNPEF), autorité centrale malienne en matière d’adoption, a organisé en collaboration et avec l’appui de l’Ambassade de France au Mali, un séminaire de formation et de sensibilisation sur la thématique de l’Adoption du 26 au 28 Octobre 2010 au Centre International des Conférences de Bamako.
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Ouverture du Séminaire
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madame MAIGA Sina DAMBA, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Michel Reveyrand de Menthon, Ambassadeur de France, les représentants de l’UNICEF, du Parlement des Enfants et de la COMADE.
L’Ambassadeur de France a souligné dans son discours les avancées du Mali en matière d’adoption internationale, notamment par l’application de la Convention de la Haye, qui protège les enfants contre les dérives liées à l’adoption. Il a rappelé que l’adoption internationale devait être prise comme une mesure de protection de derniers recours, lorsque toutes les possibilités locales ont été étudiées.
Madame la Ministre, a évoqué quant à elle, l’importance de cette rencontre, première du genre au Mali, pour harmoniser les connaissances des différents acteurs sur ce thème. Ce Séminaire doit servir de base au forum sous-régional sur l’adoption que le Ministère souhaite organiser l’année prochaine après celui de Ouagadougou en 2009.
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Public du Séminaire
Tous les maillons de la chaîne de la protection de l’enfance abandonnée ont répondu présent : Commissaires de police, Brigade des mœurs, Agents des directions régionales de la promotion de l’enfant, Personnels encadrant des orphelinats, juges pour enfants, Organismes agrées pour l’Adoption, Autorité centrale malienne, etc.
Des experts maliens comme le Dr SIMAGA, doyen du Séminaire ou M. Mamadou KEMA, membre du haut conseil islamique, sont intervenus sur le système de l’adoption traditionnelle et la kafala, adoption simple, reconnue par le droit islamique.
Mme Carlotta ALLOERO, expert du Service Social International (SSI/CIR), organisation internationale spécialiste des droits de l’enfant privé de famille, sise à Genève, est intervenue sur les principes de fonctionnement de la Convention de la Haye, le suivi post-adoption ou encore l’évolution du contexte mondial de l’adoption internationale. De nombreuses questions et débats ont suivi chaque intervention, enrichissant encore d’avantages ces journées.
Le chef de l’autorité centrale malienne pour l’adoption, le Dr Alou BARRY qui est intervenu sur le contexte malien de l’adoption, a constaté le manque d’information des acteurs sur ce sujet (ex :critères d’adoptabilité des enfants, procédures de l’adoption, application de la convention de la Haye au Mali…). Cet événement est selon ses dires « tombé à point nommé ».
Le séminaire a en effet permis de former la plus part des participants sur les différentes formes d’adoption au Mali et leurs implications sur l’enfant et la famille adoptive.
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Carlotta ALLOERO - Dr BARRY - Marie JENNY
Tous les professionnels du secteur doivent avoir le souci du respect du dispositif de la Convention de la Haye, les intérêts des enfants adoptés et des familles adoptantes ne seront correctement pris en compte et bien défendus que dans la rigueur, l’éthique et la transparence.
Ces journées ont été l’occasion d’établir un premier bilan concerté sur l’application de la Convention de la Haye au Mali, entrée en vigueur en septembre 2006. Les forces de sa mise en œuvre mais aussi ses faiblesses ont été examinées durant les travaux en groupe.
De ces échanges, très constructifs, sont nées des recommandations en faveur des enfants privés de famille.
Recommandations sur le système de l’adoption au Mali établies à l’issue du Séminaire. Retour à la table des matières
- Promouvoir l’adoption filiation au niveau national (c’est-à-dire l’adoption d’un enfant malien par un couple malien devant un juge).
- Renforcer le suivi des structures d’Accueil et de Placement pour Enfant ;
- Créer des structures d’Accueil et de Placement au niveau des régions.
- Renforcer les capacités des acteurs sur la question à travers l’organisation de rencontres de ce genre,
- Renforcer la collaboration entre les services techniques qui interviennent dans le domaine de la protection de l’enfance,
- Intensifier les actions de prévention de l’abandon.
L’adoption nationale est très peu développée au Mali, en effet entre 2003 et 2009, 24 enfants ont été adoptés par des familles maliennes contre 600 par des familles européennes (France, Espagne, Italie, Allemagne…).
Le thème de l’Adoption, dans sa globalité est sensible, tantôt soumis à des tabous culturels et religieux, tantôt soumis aux interrogations et craintes de trafic et d’enlèvement. Une sensibilisation du grand public doit prendre le relais pour promouvoir l’adoption nationale d’une part et informer sur le système sécurisé de l’adoption internationale au Mali d’autre part.
L’Ambassadeur de France a invité l’ensemble des participants le jeudi 28 octobre 2010 pour la cérémonie de clôture à la Résidence. C’est dans ce contexte convivial que Michel Reveyrand de Menthon a tenu à féliciter la Direction Nationale de la promotion de l’Enfance et de la Famille pour l’organisation de cette rencontre et l’engagement de tous les participants en faveur du Droit de l’Enfant à une famille.
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Cérémonie de clôture du séminaire à la Résidence de France

Volontaires pour faciliter l’adoption internationale

Volontaires pour faciliter l’adoption internationale



Huit jeunes femmes vont partir dans des pays d’adoption pour faciliter les démarches des Français adoptant à l’étranger

Nathalie LACUBE

La demanda de adopciones en el extranjero cae el 40% en dos años

La demanda de adopciones en el extranjero cae el 40% en dos años

 

  1. • Los crecientes periodos de espera en países como China disuaden a las familias
  2. • La Generalitat abre la vía para prohijar en Vietnam, Malí, Senegal y Costa de Marfil
 La consellera Capdevila, en la reunión con el ministro chino de Asuntos Civiles, Li Xuejo (con corbata azul). Foto:  MAITE CRUZ
La consellera Capdevila, en la reunión con el ministro chino de Asuntos Civiles, Li Xuejo (con corbata azul). Foto: MAITE CRUZ
ANTONIO BAQUERO
BARCELONA

L’ONG française "Rayon Soleil" au cœur du scandale

Posted: 09/11/2007 06:17:45    Post subject: L’ONG française "Rayon Soleil" au cœur du scandale Reply with quote

L’ONG française "Rayon Soleil" au cœur du scandale

Sur les traces des enfants maliens disparus en France - L’Aube poursuit avec abnégation ses investigations sur les centaines d’enfants envoyés en France en adoption, par l’ONG française « Rayon soleil ». Plus nous avançons dans nos enquêtes, plus les contours de l’affaire se précisent. En effet, depuis le début de nos révélations (voir l’AUBE n° 13 du jeudi 1er novembre 2007), sur les nombreux cas d’adoption, orchestrés par l’Ong « Rayon soleil » en France par l’entreprise de sa représentation malienne, les locaux abritant notre Rédaction sont quotidiennement pris d’assaut par des mères réclamant leurs enfants, partis en France et dont elles n’ont plus les nouvelles.

L’Aube se voit désormais investi d’une mission cardinale par ces nombreuses mères qui s’estiment avoir été tout simplement dupées par « Rayon soleil ». Après le cri de détresse de Mme Guindo Goundo Keïta (voir l’Aube n°14 du 05 novembre 2007), Mme Keïta Sira Dembélé (l’une des trois veuves de feu Abdoul Wahab Keïta), et autre mère victime de la duperie de « Rayon soleil », s’est confiée à notre reporter, en présence de ses co-épouses, Fatou Samaké, et Fatoumata Traoré et de plusieurs dizaines de femmes, aussi dupées, par l’Ong incriminée. C’était au cours d’une grande rencontre organisée au domicile du chef de quartier de Babiyabougou, en commune I du District de Bamako.

Au nom de l’ensemble des mères victimes présentes, Madame Keïta Sira Dembélé s’est prêtée, sans détours, à nos questions.

L’Aube : Madame Keïta, comment avez-vous eu connaissance de l’ONG « Rayon soleil » ?

Mme Keïta Sira Dembélé : C’est par mon défunt mari, qui avait lui aussi appris l’existence de l’ONG au quartier Hippodrome de Bamako par monsieur Namaké Konaté, qui n’était en fait que le cuisinier de la première responsable de l’ONG.

Nous savons que vous avez deux enfants en adoption en France. Dans quelles conditions cette adoption a été faite ?

D’après ce qu’on m’a dit, quelques jours après le contact que mon mari a eu avec l’ONG, une dame française accompagnée d’un officier malien est arrivée dans notre famille, sous prétexte de venir dire bonjour. J’imagine que l’officier qui avait accompagné la femme blanche a du convaincre mon mari d’accepter de faire adopter quelques uns de ses enfants en France, par l’ONG « Rayon soleil ». Car, quelques jours après la visite effectuée par la française et l’officier malien, mon mari m’a fait part de sa décision de faire adopter en France, certains de nos enfants.

Comment saviez que ce monsieur est un officier ?

A cause de son uniforme et ses galons, il s’appelle Mamadou Konaté. Et, il m’a dit qu’il était capitaine de police. L’uniforme et les galons qu’il portait confirmaient cela. Mon défunt mari m’a aussi rassurée sur la crédibilité de l’homme.

Qu’avez-vous répondu quand votre mari vous a fait la proposition d’envoyer en France vos enfants ?

Vous savez, il est toujours difficile voire douloureux pour une femme de se séparer de son enfant. Mais dans notre culture, c’est l’homme qui décide de faire de son enfant ce qu’il veut. L’avis de la femme compte peu aux yeux du mari. Je lui ai tout de même demandé ce que renfermait le principe de l’adoption d’un enfant en France. Il m’a répondu que le capitaine Mamadou Konaté lui avait dit que les enfants devaient être confiés à des familles en France. Des familles qui allaient s’occuper de les mettre à l’école, de les éduquer pour leur bonheur, jusqu’à leur majorité. Et qu’après, ils reviendront dans leurs familles respectives, s’ils le désirent.

Ces propos vous ont rassurée ?

J’avoue que je n’y croyais pas trop. Et, j’ai exprimé alors à mon mari, le souhait de parler personnellement à cet officier de police dénommé Mamadou Konaté. Et, lorsque je l’ai rencontré lors d’une de ses fréquentes visites à notre domicile, il m’a dit qu’il n’y avait aucun doute ; nos enfants nous reviendraient quand ils le voudront dès leur majorité accomplie. Et qu’avant cela, nos enfants viendraient en vacances, sur un rythme de cinq ans, selon les possibilités financières de chaque famille adoptante. Mamadou Konaté nous avait totalement rassurés, mon mari, mes co-épouses et moi-même. Dans sa maladie qui l’a emporté, mon mari me disait un jour : « ...Sira, excuse-moi d’avoir occasionné le départ en France de tes enfants. Mais, je te fais le serment que le jour où je reverrai Mamadou Konaté, ce sale officier de police, je règlerai mon compte avec lui. Soit il me remet mes enfants ou, je le tuerai puis, ensuite je me donne la mort ».

Avez-vous combien d’enfants, en dehors des cinq enfants de votre mari, ont été envoyés en adoption en France par le truchement de l’ONG « Rayon soleil » ?

Je ne saurai vous le dire avec précision. Ce que je puis vous assurer par contre, c’est qu’ils sont très nombreux. Rien que dans notre quartier ici, on peut facilement en compter plus d’une vingtaine. Vous avez entendu les femmes présentes ici parler de leurs cas personnels. Toutes ont perdu un ou plusieurs enfants. Et toutes, comme moi, désignent le même Mamadou Konaté comme étant responsable du départ en France de leurs enfants. Ce capitaine nous a toutes rassurées avec quelques mots : « Vous me voyez, je suis officier de police malien. Je ne saurais cautionner ces adoptions avec « Rayon soleil » si ce n’était pas quelque chose de tout à fait propre ».

Propos recueillis par Alpha Kaba Diakité

L’Aube du 8 novembre 2007

Sur les traces des enfants maliens disparus en France (III) : L’ONG française « Rayon Soleil » au cœur du scandale

L’Aube poursuit avec abnégation ses investigations sur les centaines d’enfants envoyés en France en adoption, par l’ONG française « Rayon soleil ». Plus nous avançons dans nos enquêtes, plus les contours de l’affaire se précisent. En effet, depuis le début de nos révélations (voir l’AUBE n° 13 du jeudi 1er novembre 2007), sur les nombreux cas d’adoption, orchestrés par l’Ong « Rayon soleil » en France par l’entreprise de sa représentation malienne, les locaux abritant notre Rédaction sont quotidiennement pris d’assaut par des mères réclamant leurs enfants, partis en France et dont elles n’ont plus les nouvelles.

L’Aube se voit désormais investi d’une mission cardinale par ces nombreuses mères qui s’estiment avoir été tout simplement dupées par « Rayon soleil ».

Après le cri de détresse de Mme Guindo Goundo Keïta (voir l’Aube n°14 du 05 novembre 2007), Mme Keïta Sira Dembélé (l’une des trois veuves de feu Abdoul Wahab Keïta), et autre mère victime de la duperie de « Rayon soleil », s’est confiée à notre reporter, en présence de ses co-épouses, Fatou Samaké, et Fatoumata Traoré et de plusieurs dizaines de femmes, aussi dupées, par l’Ong incriminée. C’était au cours d’une grande rencontre organisée au domicile du chef de quartier de Babiyabougou, en commune I du District de Bamako.

Au nom de l’ensemble des mères victimes présentes, Madame Keïta Sira Dembélé s’est prêtée, sans détours, à nos questions.

L’Aube : Madame Keïta, comment avez-vous eu connaissance de l’ONG « Rayon soleil » ?

Adoption : Sur les traces d'enfants maliens portés disparus en France

L’adoption internationale, jadis prônée pour donner une chance aux enfants en situation difficile, s’apparente aujourd’hui à un véritable trafic d’enfants qui ne dit pas son nom. Ainsi, plusieurs enfants maliens, « adoptés » par des couples français, sont, aujourd’hui, portés disparus, quelque part dans l’hexagone.

La Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération internationale en matière d’adoption internationale, est une convention à laquelle 74 pays ont adhéré sans la ratifier. Et parmi le petit nombre de pays l’ayant ratifiée, figure le Mali, où la convention est entrée en vigueur le 1er janvier 2007. Mais, il faut savoir qu’avant même d’adhérer à ladite convention, les autorités de notre pays autorisaient déjà la pratique de l’adoption internationale, notamment en partenariat avec des structures spécialisées en la matière, nonobstant l’absence d’une législation mieux adaptée au contexte international.

En 2005, 82 enfants maliens ont quitté leur terre natale sous le couvert de l’adoption internationale.

En 2006, 109 autres ont subi le même sort. Depuis 1990, les couples européens, désireux d’adopter des enfants maliens se bousculent aux portes des ONG et autres structures spécialisées dans les procédures d’adoption.

La direction nationale de l’enfant et de la famille qui pilote les dossiers d’adoption internationale, cerne-t-elle bien tous les contours du phénomène ? Difficile de savoir. En tous les cas, il y a de plus en plus de protestations chez certaines mères dont les enfants ont été adoptés de façon apparemment normale. C’est le cas de Mme S. K, domiciliée au quartier Badialan III, qui remue ciel et terre pour récupérer son garçon, parti en France depuis 1994, avec un couple français « adoptant ». Selon la dame S.K, son mari serait à la base du départ de son fils.